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  Dernier ajout août 2023 

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La sucrerie du Gol 2 (1816-1841)

(69 dans la nomenclature de Géraud)

Aussi dénommé Etablissement d'en haut.

Vers 1800, Jean Valfroy Deheaulme père possède une partie des terres de l'ancien Domaine du Gol de Desforges-Boucher (peut être acquises de Pascalis?), en particulier le Château du Gol et des terrains sur la Voie Royale, entre les propriétés Ferrère et celles des Couve.

C'est à cet endroit que Jean Valfroy Deheaulme père a le projet d'établir une sucrerie et, pour ce faire, le 15 décembre 1815, il fait la demande d’une concession pour une prise d'eau car "pour l'exploitation des cannes il lui faudrait des moulins qui ne qui ne peuvent être mis en jeu que par le moyen d'une prise d'eau à la Rivière St Etienne, distante d'une demi lieu de son étblissement" (22 k 161).. Il souhaite construire un canal maçonné, couvert en partie, un aqueduc et un chemin le long du canal, afin de pouvoir le visiter et le nettoyer. Le canal doit parcourir une grande partie de la route principale et traverser quatre propriétés: celles de Jean Baptiste et Antoine LEGROS, Daniel FONTAINE et Wilfrid  MERCIER. Ils donnent tous leur accord, en échange du droit de puiser de l'eau.

1816

La concession pour l'établissement d'un canal est accordée par le conservateur des Eaux et Forêts le 10 avril 1816. Mais le 26 juin 1816, Hyacinthe Murat, chargé des intérêts des MM Couve, fait à son tour la demande d'une concession pour établir un canal en vue de la construction d'une sucrerie au Gol. Deheaulme s'oppose à ce projet. Pour règler le litige, Bonniot, conservateur des Eaux et Forêts, se déplace en décembre, mais ni Deheaulme, ni Couve ne parviennent à un accord pour partager un seul canal.

1817

Le tribunal statue, le 9 janvier 1817: La prise d'eau, de 60 pids cubes, située au lieu-dit "Le Gouvernail" sera commune aux deux sucriers. La canal, commun au départ, sera partagé après avoir traversé les terres des quatre propriétaires pré-cités, le canal Couve étant au dessous du premier. Pour franchir la ravine du Gol, un aqueduc sera édifié près de l'Eglise et on prévoiera un canal de retour à l'Etang du Gol. Les frais seront partagés entre les deux habitants pour les parties communes et chacun y affectera le même nombre d'esclaves.

1819:

Lorsque Jean Valfroy père décède en 1819, il aura fondé une dynastie d’entrepreneurs du sucre. En effet, tous ces fils deviennent sucriers,: à Saint Pierre, Saint André, Saint Benoît ou Sainte Suzanne. Jean Valfroy fils prend la direction de l'établissement de Saint Louis, en association avec sa mère, ses sœurs et un beau-frère.

Etablissement DEHEAULME & ROBIN:

  • DEHEAULME Adélaïde, ep Desforges

  • DEHEAULME Victoire, ep Dennement

  • DEHEAULME Jean Valfroy fils

  • ROBIN Laurent Philippe

  • POTIER Anne, vve Deheaulme

 

L'établissement comprend 69 cases d'esclaves en bois et en feuilles et 7 autres bâtiments, dont:

  • Une forge en pierre de 20 m sur 8,3 m.

  • Un atelier de charronnerie, couvert en bardeaux.

  • Un atelier de menuiserie, couvert en bardeaux.

  • 2 magasins, construits en bois et couverts en bardeaux.

  • Une cuisine de 3.8 sur 3.2 m, en bois, couverture en bardeaux .

  • Le moulin, n'est pas monté, mais peut l'être car toutes le pièces y figurent.

  • Une maison de maître de 56 m2, en bois, couverture en bardeaux avec un étage et varangue.

Les actes mentionnent de plus un hôpital en pierre couvert de bardeaux, de 19.5 x 8.3 m, situé un peu plus loin, près du château.

1823

Venant Joachim FERRERE rachète la sucrerie pour 188 965 francs avec un crédit en 3 termes jusqu'en 1826. (Le père de Venant Joachim, François FERRERE était un ami du père d'un autre sucrier de Saint Louis: Richard Henry NAIRAC - acte de décès de Antoine Henry Nairac, le 10 mai 1816 à Saint Pierre)

 Au moment de la vente de la sucrerie, il est précisé que "toutes les cases appartenant aux noirs et se trouvant sur le terrain vendu ne font point partie de la vente et seront enlevées par eux."., ce qui laisse à panser que les esclaves avaient construit eux mêmes leurs cases. L'établissement abrite une guilvederie, en sus de la sucrerie : un moulin (à manège et à eau) et un alambic sont recensés.

Création d'une société Ferrere - Deheaulme - K/Balanec pour l'exécution et l'entretien d'un canal commun chargé d'amener l'eau de la rivière St Etienne. " Ferrere se chargera de l'exécution du canal accordé au dit établissement de société avec K/Balanec (Le Gol), fournira les journées de noirs, se mettra en lieu et place des vendeurs pour traités et conventions faits entre les deux habitants pour raison du dit canal, appartenant à Ferrere desormais; mais les vendeurs se réservent le droit de prendre 2 pouces d'eau dans un point qui ne sera pas proche de moins de 22 gaulettes de l'établissement de sucrerie" (Géraud, vue 1253). Deheaulme donc, a probablement conservé des terres cultivables à proximité.

Le 29 décembre 1823, M. Ferrère décède et lègue la sucrerie à sa fille FERRÈRE Anaïs, épouse GAUTHIER.

1831

Joseph Martial Wetzell , ingénieur chimiste polytechnicien recruté en 1829 par le clan sucrier Desbassayns, se rend chez M. Gauthier pour assister à la cuite des sirops dans la 4e chaudière, dont les revêtements n'ont pas été construits avec les canaux nécessaires. Wetzell lui conseille de cuire ses sirops dans la 6e chaudière, qui a l'avantage d'une manoeuvre plus facile.

1832

Thuret, contremaître de Wetzell. effectue une installation de filtres Taylor et travaille sur la disposition des tables à sucre et de l'ensemble des bâtiments. Il dessine le plan d'une batterie de 8 chaudières.

 

1836

Ferrère et Chabrier s'opposent à la demande d'Augustin Kerveguen pour obtenir une concession d'eau dans la Rivière St Etienne pour sa nouvelle usine des Cocos. Ils l'accusent en particulier d'avoir, depuis deux ans, fait une ouverture dans leur canal, pour irriguer de grandes plantations.

1837

Concession d'eau de la rivière St Etiennne, menée en commun par Dame Ferrère et Chabrier, conformément aux concessions Couve, Deheaulme et Robin.

La sucrerie possède:

  • un un moulin à vapeur en fer de Fawcett & Preston, avec roue hydraulique en bois et deux chapelles cassées et réparées.

  • Une batterie Adrienne de 8 chaudières en fonte, dont deux pour une nouvelle installation.

  • Une forge avec balance (avec ses poids et cuivres achetés  à Lory pour installer la batterie)

 

Le 13 mars 1837, Mme Ferrere, veuve Gauthier, met en vente un terrain avec sucrerie pour 350 000 francs. LAISNÉ Émile se porte acquéreur mais est finalement rebouté par le tribunal (le 10-6-1839) car il ne peut pas payer le premier terme.

 

1838

Le Conseil du Contentieux Administratif: accorde une concession d'eau de 12 pieds cubes à Chabrier et Laisné. (Géraud vue 1262) Ceux ci doivent cependant régulariser les prises d'eau qu'ils avaient faite sans demander d'autorisation.

LAISNÉ Émile déclare les esclaves de Mme GAUTHIER à l'état civil juqu'en avril. (Registre des esclaves 1838, Anom vue 8 acte 45). A partir du mois de mai, c'est REGI Aîné (Arnaud Armand?), nommé directeur de l'établissement LAISNE, qui prend le relais. (Registre des esclaves 1838, Anom vue 11 acte 60 et vue15 acte 94). Apparement, Mme Gauthier a vendu la sucrerie et le terrain mais pas les esclaves, toujours déclarés sous son nom.

1839

En mars, Rieul RIVIERE est régisseur de l'établissement LAISNE. Registre des esclaves, Anom vue 5 acte 20

10-6-1839: LAISNÉ Émile  est finalement rebouté par le tribunal

1840

Jean François Placide CHABRIER, qui possède déjà trois autres sucreries à Saint Louis (Le Gol, Le Château du Gol et Bellevue)  rachète la sucrerie et l'habitation Ferrere pour 322 500 francs, payables en 6 termes jusqu'en 1846.  La sucrerie ne recense plus que 4 bâtiments, dont:

  • Un moulin à eau en fer de Fawcett & Preston, avec roue hydraulique en bois et deux chapelles cassées et réparées., dans un bâtiment construit en bois et en pierre, couvert en bardeaux..

  • Une sucrerie, construite en pierre, couverte en bardeaux et en feuilles, sert aussi de purgerie et de guilviderie, et qui abrite une batterie Adrienne de 5 chaudières en fonte, dont 4 en place.

  • Un magasin en bois, couvert en bardeaux.

1840

Jean François Placide CHABRIER,ferme la sucrerie Gol 2,  moins rentable que celle du Gol et qui lui faisait une concurrence directe.

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Bel Air
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Conception et illustrations Domie H.

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